Cet article aurait pu s'appeler "Congés parental: l'inégalité homme/femme" , "la place de l'homme dans l'éducation de nos enfants", "congés parental: le regard des autres" ou encore "maman au foyer, papa au boulot". Et tout ça pour vous parler de mon constat amer sur le congés parental.
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Mais pas celui de quelques heures mais plutôt de quelques années. Celui dont on connaît le début, mais dont on ne voit pas la fin.
Je suis tombée enceinte, sans pouvoir l'anticiper, ni le vouloir. Ce n'était pas désiré mais je l'ai vécu.
Il y a sept années, j'ai été pour la première fois enceinte. Et sans vous parler de mes péripéties «grossesques», je vous dirais que c'est un gros et grand passage difficile de ma vie mais aussi le début d'une belle histoire, même très belle. J'ai débuté ma vie de femme en tant que maman solo.
Une grossesse puis un accouchement.
Elle est née sous Y
Six années plus tard j'en parles en toute simplicité ou presque. Sans tabous.
J'ai été confronté à la question de l'IVG. J'ai choisi d'assumer seule, sans trop savoir ce qui m'attendais vraiment.
Et je ne regrette pas.
J'ai refais ma vie, lui aussi. Nous n'avons jamais caché cette belle «parenthèse» à ma fille. Alors peut être que certains diront que nous sommes fous de lui en avoir parlé si jeune, mais sachez que du haut de ses petites années, sans que nous ne lancions le sujet sur le table, elle savait déjà.
Nous avons décidé d'être franc et surtout honnête avec elle et nous même.
Et puis voilà, l'arrivé du petit frère a tout changé. Ils n'ont pas le même nom et ça ne lui a pas échappé.
Je porte forcément autant d'Amour à l'un qu'à l'autre.
Ma fille je l'ai élevé en solo durant deux années, il y a forcément quelque chose de très fort, de fusionnel, on a grandit ensemble. Car oui, moi aussi j'ai grandi, je suis passé de fille à femme et même maman. Je sortais de mes études et ne connaissais encore rien de la vie. J'ai commencé à bosser (pour de vrai, pas juste l'été) en devant jongler mes horaires avec celles de la nounou.
Mon fils je l'ai désiré, je l'ai découvert avec quelqu'un à mes côtés, j'ai partagé mes achats avec quelqu'un d'intéressé, j'ai parlé de mes doutes, j'ai même fait deux ou trois séances de préparation à l'accouchement en couple, j'ai préparé un projet de naissance en disant «NOUS». Et j'ai même eu du mal à vivre une grossesse aussi «entourée» (d'un papa, de ma fille, de mes parents, des siens ...).
Alors forcément, j'ai eu l'impression de vivre deux grossesses totalement opposées mais à la naissance, il y avait tout autant d'Amour.
Et puis dernièrement j'ai du m'absenter du blog, pas parce que j'en avais marre de vous hein ! Ni parce qu'on avait un soucis de réseaux ! Mais parce que je me suis prit en pleine figure le truc auquel je ne m attendais pas. Enfin pas tout de suite plutôt
«Je veux voir mon papa»
«Je veux voir mon papa»
Mon homme m a dit «t'as entendu ?»
Non parce qu'à ces paroles, j'ai eu l'impression de passer sous un Tgv.
J'ai même fais répéter, histoire d'être sûre de bien avoir compris et par la même occasion de m'en remettre une couche (sadique !!!).
Bon depuis quelques temps on voyait bien que quelque chose clochait car elle avait de l'eczéma sur les bras. Et l'an dernier pendant la grossesse pareil. Parce qu'elle n'ose pas parler et qu'il faut bien que ça sort d'une façon ou d'une autre.
Alors bien-sûr je ne vous étonnerais pas si je vous dis, que je ne sais pas ce qu'il est vraiment devenu.
On a coupé contact depuis un certain temps désormais (et ça ne se compte ni en minutes, ni en semaines, ni en mois, mais en années !) ce qui implique donc un certain travail de recherche, de questions, une préparation. Enfin bon ça prend du temps.
Alors comment en parler ? Comment lui expliquer ?
Comment répondre à ses questions ?
Là tout de suite, maintenant, je dois vous dire que ça ne coule pas de source.
Je n'ai pas très envie de retourner le passé, ni savoir ce que sa vie est devenue, ni de lui parler de la notre.
Sept ans c'est peu dans une vie et pourtant trop tôt. Je m'attendais à avoir jusqu'à sa crise d'ado pour me préparer au choc.
On a parlé un peu, on a commencé les démarches pour trouver un pédo-psychatre.
Et en plus, ça ne court pas les rues, je te parles même pas du délai d'attente, de la pré-inscription, de la première prise de contact, de l'attente pour passer en commission, de l'attribution du dit psy et du fait que moi aussi je dois passer sur le divan pour extérioriser cette appréhension ...
Je lui ai proposé des photos «en attendant», d'en parler si besoin «en attendant», je lui ai demandé si elle était sûre et je lui ai aussi dit que j allais faire des recherches, que ça prendrait du temps et qu'il était possible que lui ne veuille pas nous voir. Et je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou pas.
Et en plus, ça ne court pas les rues, je te parles même pas du délai d'attente, de la pré-inscription, de la première prise de contact, de l'attente pour passer en commission, de l'attribution du dit psy et du fait que moi aussi je dois passer sur le divan pour extérioriser cette appréhension ...
Je lui ai proposé des photos «en attendant», d'en parler si besoin «en attendant», je lui ai demandé si elle était sûre et je lui ai aussi dit que j allais faire des recherches, que ça prendrait du temps et qu'il était possible que lui ne veuille pas nous voir. Et je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou pas.
J'ai quelques pistes, mais c'est un travail qui doit être encadré par un professionnel pour préparer toutes les éventualités.
Je te dirais que parfois je me sens égoïste, car j'ai décidé de lui imposer ce petit Y sur son livret de famille.
Si vous êtes maman, vous comprendrez ce que l'on ressent après une première échographie, lorsque l'on découvre un petit coeur. Car cette grossesse je l'ai découverte à presque deux mois de grossesse.
Vous comprendrez que le choix est terrible à faire et les raisons qui m'ont fait m'éloigner de l'IVG.
Vous pourrez aussi me traiter d’égoïste, de stupide, d'irresponsable ou encore je ne sais quoi.
Mais souvenez vous bien, que quelqu'un un jour a cité:
Vous pourrez aussi me traiter d’égoïste, de stupide, d'irresponsable ou encore je ne sais quoi.
Mais souvenez vous bien, que quelqu'un un jour a cité:
«il vaut mieux être seul que mal accompagné»
Et ça marche même au féminin !
Le temps file à une vitesse impossible.
Elle a 6 ans, il a eu 10 mois. Elle sait désormais lire, il fête sa première année d'ici deux petits mois.
Ils ont une complicité incroyable.
6 ans que je suis devenue maman, 10 mois d'allaitement, il est presque "sevré" (mais pas moi ! )
Et moi, je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai pas vu cette grossesse s'écouler, je n'ai pas attendu très longtemps à la maternité, je ne les ai pas vu grandir.
Après deux grossesses, marquées de beaux souvenirs mais aussi de quelques difficultés, mon statut de " baleine pondeuse" s'en est allé.
Je n'ai pas passé la trentaine et je dois faire le deuil de la grossesse.
Je vous avoue, que je pourrais encore accoucher demain, après demain et encore après après demain s'il le fallait. Et là désormais, j'ai beaucoup, même énormément de mal à passer le cap.
A toi, cet enfant que je n'aurais pas
J'aimerais pouvoir annoncer à mes parents une autre belle nouvelle,
J'aimerais te découvrir sur un écran,
J'aimerais entendre ton coeur pour la première fois,
J'aimerais sentir tes premiers mouvements,
J'aimerais même passer mes matinées la tête au dessus de la cuvette.
J'aimerais cacher mon ventre encore quelques jours
Et voir la tête de ma chef, se réjouir pour de faux.
J'aimerais préparer ton arrivée,
Acheter tes premiers vêtements
Choisir ton prénom
Parler de toi au présent.
J'aimerais parler avec ma sage-femme de ma trouille d'avoir un autre enfant.
Et attendre avec impatience notre prochain rendez-vous.
J'aimerais voir la joie de l'annonce à ta sœur et ton frère.
Et puis j'aimerais même entendre mon homme dire
"y en as marre des femmes enceintes".
J'aimerais ne pas savoir vraiment qui tu es,
Et découvrir cela le jour J.
J'aimerais pronostiquer ta venue,
Et même serrer les dents ce jour-ci.
J'aimerais que l'on te dépose dans mes bras,
Pour la toute première fois.
Te donner le sein,
Et admirer ton visage en même temps.
J'aimerais passer quelques jours à la maternité,
Rien que toi et moi, mon bébé.
Et puis, tu grandirais,
A une vitesse folle toi aussi.
Mon Coeur, lui, ne cesserais de s'agrandir
Et mon regard, serait plein d'Amour.
Mais voilà, tu ne seras pas le "numéro trois".
Car toi, je ne t'aurais pas.
Je t'avouerais, que pendant ma grossesse, mon homme était persuadé qu'on remettrait ça.
Enfin lui, pas moi
Et puis voilà, notre p'tit Loup, a piqué sa crise à trois mois, j'ai passé deux mois sur un canapé à donner le sein, tout en préservant ma cellulite. On a attendu neuf mois, avant de pouvoir faire nos nuits. La grande commence a nous faire des crises de jalousie. Bref, l'idée est partie aussi vite qu'elle était arrivée.
Alors je dois te dire, que pour le coup - et c'est tellement nul- j'étais contente qu'il puisse l'envisager, même si je savais pertinemment que je ne changerais pas d'avis. Et lorsqu'il a prit conscience, que trois, non décidément c'était pas envisageable, j'ai été super déçue.
Allez comprendre pourquoi.
Je pense que la "possibilité de ... ", me laissait encore ma place de "baleine pondeuse" et que tout à coup, paf, j'ai pris une claque. et j'ai été rétrogradée, mes ovaires aussi. Enfin bon quoi, c'est comme si on m'avait annoncé "ça y est c'est la ménopause". T'as pondu, tu sers plus à rien.
Ah, si ! Tu élèves tes mômes, et quand ils auront dix ans, peut-être que là tes potes s'y mettront, histoire de te rappeler, que toi, t'es plus dans les couches depuis longtemps.
Et vous, combien voulez-vous d'enfants ?
Il y a quelques temps j'écrivais un article sur les dessous de la maternité [le monde secret des jeunes mamans] .
Article qui a fait mouche, je crois que j'ai dégoûté un bon nombre de potentielles futures mamans à travers des vérités non avouées. D'ailleurs vous pouvez retrouver l'article ici.
Aujourd'hui je vous parles de mon statut de deux fois maman ou de la multipare ( y a mieux comme surnom mais je m'y fais)
Ma fille à six ans et je peux vous dire qu'en six petites années, il y a eu des évolutions et du changement. Les idées ne sont plus vraiment les mêmes et mon mode d éducation non plus.
Il y a six ans, c'était simple.
Tous les conseils je les ai reçus au plus près de mes oreilles, mon entourage.
Alors forcément des reproches j'en ai eu peu car je fonctionnais de la même manière que ma mère et donc que ma grand mère.
J'ai allaité le strict minimum, j'ai commencé la diversification comme le recommandait le carnet de santé, j'ai utilisé le transat et puis le parc un peu. Bref, rien de plus normal.
J'ai un peu utilisé le porte bébé (super pas physio du tout), j'ai repris le boulot comme tout le monde, j'ai acheté des jouets en plastoc. Ma fille se porte bien et c'est l'essentiel.
Et puis le petit deuxième a fait son chemin. J'ai lu des blogs, beaucoup de blogs et j'ai regardé internet (et paraît il que c'est plein de mauvais conseils quand on écoute les médecins et la génération du dessus).
J'ai fais de belles et nombreuses découvertes.
Et puis un jour j'ai accouché sans péridurale et debout.
La péridurale c'était un choix, on m a prise pour une cinglée, oui parce que forcément
"pourquoi tu veux souffrir alors que tu pourrais être aidée ?"
Et puis même si je l'avais souhaité cette péri, je n'aurais pas pu l'avoir, vu que je me suis pointé à l'hopital à dilatation complète et que j ai accouché debout 30 minutes plus tard. Bon je n'avais pas l intention d'accoucher en mode girafe mais j'ai pas vraiment eu le temps de monter sur la table pour accoucher normalement. Et c'était l'accouchement parfait, la sage-femme ne m'as pas touché et c'est mon homme qui a récupérer son fils en mode rugby.
J'ai acheté une écharpe de portage...
"te manque plus que le panier sur la tête et tu vas faire l'africaine!"
J'imagine pas ma mère ni ma grand mère enroulé dans un drap avec son bébé en mode kangourou.
J'allaite encore et toujours (jusqu'à sa majorité au moins hein!)
On a commencé la diversification à quatre mois ...
"mais c'est pas un peu tôt ?"
Parce qu'on a écouté les besoins de notre enfant qui était déjà près à manger du solide!
Et en plus il mange avec ses mains!
Oui parce qu'il aime bien manger avec ses mains et maintenant les purées pré mâchées, il aime plus trop.
Et puis il en met partout! Que celles qui ont un bébé de 9 mois mangeant seul à la cuillère et proprement, lèvent la main.
On a aussi vendu le transat (qu'on a acheté mais pas utilisé), idem pour le parc. Et on privilégie la motricité libre.
Donc le youpala tralala, faut surtout pas m'en parler.
Je me tourne vers le 0 déchets. Enfin pas 0 hein, mais je me tourne vers des produits plus écolo, comme les gourdes ré utilisables (et ça intrigue beaucoup) et les produits ménagers moins chimiques.
Je lui coud des accessoires comme les lingettes lavables et des chaussons en cuir:
"mais c'est pas assez rigide !"
Je lui achète des jouets en bois qui coûtent la peau des fesses. Parce que c'est moins chinois.
Et pour finir il dort par terre. Mais quand-même sur un matelas ! Parce que visiblement il dort mieux. Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas. Si vous regarder le principe Montessori vous verrez que nous ne sommes pas les seuls.
Bref, je vous assure qu'avec ça, y a de quoi parler sur notre mode d'éducation et de quoi devoir se justifier sans cesse sur nos choix. Au moins nous ne sommes pas à cours de conversation durant les repas de famille.
Mais comme ma fille, il se porte bien.
Après ça on pourrait encore parler de maternage car j'ai cododoté.
Parler de fainéantise car j'ai pris un congés. Donc forcément je ne bosse pas, je suis une fainéante, je profite du système et je passe mes journées devant la télé devant des séries (enfin selon les autres).
Et j'en passe, je pense que j'oublie des choses qui pour moi me paraissent naturelles quand pour d'autres ça relève de l'anormal.
Notre avis à évolué comme les études dans le temps (sur la diversification, les méthodes éducatives, la motricité, les besoins de l'enfant) mais je reste convaincue que nos choix sont les meilleurs, peut être pas aux yeux de tous mais aux yeux des notres et c'est le principal.
Notre avis à évolué comme les études dans le temps (sur la diversification, les méthodes éducatives, la motricité, les besoins de l'enfant) mais je reste convaincue que nos choix sont les meilleurs, peut être pas aux yeux de tous mais aux yeux des notres et c'est le principal.
Et vous, quels sont les reproches que vous avez pu entendre? Qu'est ce qui a changé entre votre ainé et les autres ?
Déjà !!!
Tu as passé autant de temps dehors que dedans. Et avec ma DPA +1 je peux vraiment écrire cette phrase sans tricher.
On a pas vu le temps passer. Et je pense que le plus difficile c'est de voir que depuis tes 6 mois il y a eu une évolution colossale.
Tu as fait ses deux premières dents
- et les autres ne sauraient tarder -
- et les autres ne sauraient tarder -
Tu as appris à te tourner
- en même temps que les dents tant qu'à faire -
- en même temps que les dents tant qu'à faire -
Tu sais te tenir debout depuis tes 8 mois et demi
- et même avec une main -
- et même avec une main -
Tu fais du quatre pattes pour de bon depuis le 7 avril
- avant tu préférais ramper c'était plus rapide -
- avant tu préférais ramper c'était plus rapide -
Tu range énormément la maison
- enfin tu me fait ranger je devrais dire -
- enfin tu me fait ranger je devrais dire -
Tu t'es découvert une passion pour les livres
- et moi je ne peux plus tourner les pages -
- et moi je ne peux plus tourner les pages -
Tu fais de gros bisous
- plein de bave -
- plein de bave -
Et aussi de gros câlins
- je vais couper 20 cm de cheveux prochainement -
- je vais couper 20 cm de cheveux prochainement -
Tu fais coucou
- et on se marre bien -
- et on se marre bien -
Mais aussi merci
- pour une fois que papa ne t'apprend pas une connerie -
- pour une fois que papa ne t'apprend pas une connerie -
Tu as une réelle admiration pour ta sœur
- et l'inverse aussi -
- et l'inverse aussi -
Je devrais vous avouer que j'ai un petit pincement au coeur.
Trois trimestre, il a déjà passé trois-quart d'une année avec nous. Le temps est passé tel une fusée. On apprend un peu plus chaque jour à se connaitre, c'est magique, merveilleux, mais aussi triste.
Trois trimestre, il a déjà passé trois-quart d'une année avec nous. Le temps est passé tel une fusée. On apprend un peu plus chaque jour à se connaitre, c'est magique, merveilleux, mais aussi triste.
Triste parce que parfois j'aimerais pouvoir arrêter le temps.
Il a encore des habits taille six mois dans ses étagères, alors qu'il ne les met plus depuis longtemps, mais c'est mon petit dernier, mon petit garçon, mon petit bébé. C'est un bout de mon coeur, ce sont des moments que je ne reverrais pas, jamais. ce sont ses premières découvertes et pour moi les dernières.
Ma fille parle beaucoup de passé en ce moment. Sans doute parce qu'à l'école ils doivent se réconcilier en disant "c'est du passé" comme je le faisais autre fois.
Alors à chaque jolies moments, j'en profites, mais c'est du passé. Quelque chose qu'on ne revivra pas et j'ai beaucoup de mal à m'y faire.
N'en reste pas moins que ce petit bonhomme
est mon présent et mon futur.
est mon présent et mon futur.
Alors j'essais de vivre les moments présents intensément.
[ cette article fait suite au précédent, à retrouver ici ]
Elle me ramène comme elle peut sur mon lit. J'ai atrocement chaud, je lui murmure qu'il me faut un gant. Elle me ramène un torchon trempé sur le front, puis elle appelle le SAMU, j'entend la conversation par bribe.
"Elle me dit qu' elle a chaud, elle est gelé", "Elle ne tiens pas debout", "Oui oui je patiente"
et je l'entend rouspeter "mais c'est pas possible, 10h pour avoir un medecin",
elle me parle "ça va?", "...", "tu peux pas avoir chaud, tu es gelée" ...
Mon homme est rentré, j'entend ma mère aller le chercher
"Elle repart à l'hôpital, l'ambulance arrive, elle a perdue connaissance"
Voilà presque deux ans que l'on t'attend.
Après une année et demie de tentatives infructueuses, nous nous sommes lancés dans l’expérience PMA et son lot d'examens. Nous avons patienté un bon moment avant de se dire qu'il était temps de se faire aider. Les mois s’enchaînaient, les uns après les autres et décidément tu ne voulais pas faire ta place.
Les premiers examens ont révélés ce dont je me doutais mais dont personne ne me parlait.
Je suis OPK.
Comme beaucoup de femmes, trop de femmes, que s' en est presque tabou.
OPK et tralala. Depuis mon adolescence j'ai les ovaires fainéants. Des cycles de trois, quatre voir six mois. Et c'est à cause de cela que je suis tombée enceinte une première fois.
J'ai fais confiance à la médecine.
"Il faut arrêter la pilule, vous vous pourrissez le sang,
de toute façon vous ne tomberez pas enceinte sans traitement"
Si j écris cet article aujourd'hui c'est parce que j'ai dû contenir ma colère une fois de plus.
Voilà neuf petits mois que j'allaite. La question du biberon ne s'est jamais posée pour moi, l'allaitement me paraissait tellement normal et plus sain.
J'avais déjà allaité ma fille auparavant mais bien trop peu de temps pour vivre ce que je vis aujourd'hui.
Allaiter oui, mais jusqu'à quand?
Je pensais allaiter six mois tout au plus, le temps d'introduire des aliments solides. Mais voilà, il est diversifié depuis ses 4 mois (et je vous en parlerais plus tard) mais toujours aussi proche de mes seins. Tellement proche d'ailleurs que parfois s'en est même problématique.
Si vous attendez un bébé (ou si vous êtes en mode "on y pense, mais on s’entraîne"), cet article est fait pour vous.
Après deux grossesses et tout autant de questions et d'achats, je nous parle aujourd'hui des NON indispensables de la future maman. Je précise tout de même que cela reste mon avis, mais que je pense pourvoir partager ce même avis avec d'autres mamans.
Après avoir lu des dizaines d'articles sur les indispensables, je pense qu'il serait tant aussi de parler de ces achats inutiles qui nous coûtent un bras pour pas grand choses.
Après avoir lu des dizaines d'articles sur les indispensables, je pense qu'il serait tant aussi de parler de ces achats inutiles qui nous coûtent un bras pour pas grand choses.
Du haut de mes vingt-et-une petites années je suis devenue mère.
Puis on a remis le couvert six années plus tard.
Mais sans vraiment m'y attendre, ni le calculer, ni le voir venir, je suis devenue mère. Beaucoup de changements se sont imposés d'eux même sans que vraiment je m'en aperçoive.
Après ces six années de ma vie de maman je vous parles de ces changements, petits ou grands.
Il y a un peu plus de six années maintenant (mon Dieu que ça passe vite !) j'ai découvert la vie de maman. Ses joies, ses déboires ... et ses secrets.
Car oui figurez-vous que devenir maman c'est un peu comme rentrer dans une secte, tout le monde le sait mais personne ne le dit. Paf vous tombez enceinte, c'est tout beau, tout rose et au final de mois en mois vous en apprenez un peu plus sur les secrets de la grossesse et de la vie de maman.
Mais le meilleur dans l'histoire, c'est que généralement, on vous en parles après que ça vous soit arrivé.
Il y a déjà six mois, nous faisions ta rencontre
Une demie année, s'est écoulée, déjà.
Nous ne voyons pas le temps passer à tes côtés
Tu évolue tellement vite, parfois j'aimerais pouvoir arrêter le temps.
Cinq mois les yeux dans les yeux, cinq mois de nous, cinq mois d'allaitement et le plus (ou moins) important 2 mois de crises de pleurs.
Deux mois à chercher pourquoi ce changement de comportement, deux mois à chercher une solution, deux mois où j'ai cru parfois arriver à la limite de ma patience, où j'ai parfois dû sortir sur la terrasse pour gueuler un grand coup -et passer pour une folle- avant de retrouver mon calme.
Des cris, des pleurs, de la fatigue, mentale & physique.
Un jour, il a fait Ses nuits ...
Il avait presque 3 mois. Quand je parle de nuits, je devrais plutôt dire
" Un jour il a fait mes nuits ... "
J'ai vécu un premier accouchement qui reste gravé dans ma mémoire comme un accouchement superbe mais ... avec un péridurale dont j'aurais pu me passer.
Tout était génial, mais j'ai toujours eu cette sensation que l'on m'avait imposé l'anesthésie alors que j'aurais pu faire sans.
Pour se second accouchement j'étais clairement partie dans l'optique de me passer de péridurale et ce dès le départ. J'avais contacté une sage-femme pratiquant les accouchements à domicile (et donc sachant parler de l'accouchement physiologique), j'avais présenté un projet de naissance lors de l'entretien du quatrième mois, j'avais même signé un papier pour accéder à la salle nature de l’hôpital tout en étant incertaine que l'équipe du jour J m'y accorde l'accès à cause de mes piqûres quotidiennes d'anti-coagulant.
Il fallait que je vous parle de ce fameux projet de naissance, le pdn pour les intimes.
On rêve, on idéalise, on craint, on prépare ce jour J, sans pour autant savoir exactement ce qu'il va se passer.
Vous avez sans doute déjà entendu parler du projet de naissance, cette petite lettre destiné aux sages-femmes du jour J pour permettre à tous de bien vivre cette naissance.
Octobre 2010
Premières lueurs de la journée, tout le monde est encore couché pendant que moi, je ressens un "je-ne-sais-quoi", quelque chose d'inconnu mais qui pourtant m'apaise.
J'ai patienté, des minutes et des heures, avant de partir pour la maternité. C'est le Grand jour, et pourtant... Je répond un léger "à tout à l'heure" à un parent avant de monter dans la voiture.
N'ayant pas particulièrement développé ma grossesse à travers ce blog, j'ai tout de même envie de parler de certains sujets qui me tiennent ou m'ont tenus à coeur ces derniers mois c'est pourquoi j'ai envie de vous parler allaitement.
Je voulais parler de l'allaitement en général et plus particulièrement de La Leche League puisque ce matin j'ai été invité à une réunion de cette même association.

On a attendu, rêvé, désiré ce test positif parfois des mois, parfois une nuit et puis un jour ... le voilà.
Cet article me trotte dans la tête depuis un certain temps, peut-être trop. Il fallait que ça sorte un jour ou l'autre et le voici.
J'avais envie de partager mes sensations, mes sentiments durant la grossesse, surtout depuis que j'ai découvert que chaque grossesse est différente.
Et oui, j'en vois quelques uns (quelques unes) qui vont me citer tout le catalogue des contraceptifs existants. Sachez Mesdames, que parfois la nature est capricieuse, étrange, mal foutue... C'est comme ça et puis c'est tout.
Bref, je suis tombé enceinte.
Bref, je suis tombé enceinte.
Voilà un sujet qui me tiens à coeur et dont je parlerais sans doute pendant un petit moment.
" CHAQUE GROSSESSE EST DIFFÉRENTE "
Combien de fois, as t-on entendu ces mots?
Combien de fois, as t-on entendu ces mots?
Bon, en toute honnêteté j'ai toujours snobé ces paroles en me disant qu'une grossesse ça commence toujours par la même chose, pas besoin d'un dessin et que l'objectif est toujours le même:
c'est à dire sortir 3 paquets de farine, les jambes en l'air et 2 paires d'yeux voir plus à regarder LA chose avec un air maternant, compatissant, surprenant où je ne sais quoi.
Avec du recul, j'ai envie de dire, chaque grossesse est différente !

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